SOLIDARITE

VANUATU

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Des nouvelles de Port-Vila...

 

Le travail réalisé à Port Vila depuis une semaine suite au passage du cyclone est impressionnant. Tout le monde a mis la main à la pâte (habitants, volontaires, ...). Port-Vila a presque retrouvé un visage humain. Les arbres ont été tronçonnés, dégagés.

Des tas de personnes se sont portés volontaires pour aider aux différentes actions d'urgence.

Pour vous expliquer plus concrètement les choses, voici un aperçu de la semaine de notre ami qui, comme beaucoup d'autres là-bas, fait son possible pour aider. Il y a tellement à faire !

Lundi, mardi et mercredi, nos amis se sont portés volontaires auprès de l'ONG américaine Save the Children. Avec toute l'équipe de volontaires (composée de français, australiens et de ni-vanuatus), ils ont participé à l'organisation et à la distribution des colis alimentaires dans les centres d'évacuation. Les habitants de Port-Vila juste avant le cyclone ont été regroupés dans des lieux considérés comme plus surs, plus solides, ce sont les centres d'évacuation. Il y en avait une cinquantaine au début. Dès la fin du cyclone, ceux qui ont pu, ceux qui avaient encore une maison, un terrain l'ont rejoint pour commencer à réparer, reconstruire les semblants de maison qui leur restaient avec ce qu'ils pouvaient  (récupération des tôles tordues lorsque c'était possible). Les magasins de bricolage (ceux qui sont encore debout ) sont vides. Il n'y a plus de tôles, de clous, etc.

Les autres, ceux qui n'ont plus rien, et c'est le cas de nombreuses personnes, sont restés dans ces centres d'évacuation.

Ils ont également participé en début de semaine à "l'assessment" (évaluation) organisée par la Croix Rouge dans ces centres d'évacuation. Un recensement de la population restant dans ces centres a été effectué. Les volontaires ont, munis de questionnaires, demandé à chaque victime qu'il (elle) était, d'où il (elle) venait, etc. Cela permet d'évaluer les besoins urgents de ces personnes. Parmi ces victimes, certains n'ont même plus de terrain car leur petit coin de terre qui se trouvait en bord de rivière ou de mer a été emmené par les eaux et n'existe plus.

Les gens qui ont réintégré leurs quartiers, leurs maisons qu'ils ont réparées comme ils pouvaient avec ce qu'ils avaient, n'ont plus de jardin, donc plus rien à manger et non pas l'argent non plus qu'il leur faudrait pour acheter des vivres. L'électricité n'est toujours pas revenue dans ces quartiers alors que c'est le cas dans quasiment tous les autres quartiers de Port-Vila.

Espérons que l'aide d'urgence mise en place sur Port-Vila depuis le début de la semaine puisse profiter également à ces personnes dans les différents quartiers populaires de la ville ! Espérons que les problèmes d'organisation, de coordination et de répartition des taches entre les différents acteurs (le gouvernement, l'aide locale et internationale) puissent être rapidement résolus pour que l'on puisse subvenir aux besoins d'urgence de ces personnes. Les gens dans les quartiers ont faim et les tensions naissent.

 

Laure Buard, 21 mars 2015

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